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vendredi 21 août 2015

Tu devrais lire " MESSAGE DE L'ARBRE " sur Wattpad. http://w.tt/1WJXDi3  


MESSAGE DE L'ARBRE

Les arbres de la forêt, au fin fond du plaisir
Me parlèrent avec le vent dans son fort long soupir
Pour me dire leur délire
Bon ou mauvais délire
C'est peut-être pour ainsi dire
Ce qu'ils pensent de notre présent, de notre avenir,
De nos actes délibérés et gratuits d'occire
La vie et de toujours détruire
Ces troncs, ces branches des petits et grands arbres
Des forêts, partout  sur la mère Terre
Pour notre plaisir ou nos besoins éphémères
De luxe, dans nos cités,  dans nos villes
Pour ainsi embellir,  par égoïsme, nos domiciles
Inconscience, inadvertance ou sauvage maltraitance
Sûrement le poison des humains : enrichissement dans l'insouciance
Pourvu qu'un jour, dans son auguste sagesse, l'arbre réveillera notre conscience
Secouera notre long sommeil, maladive et lente somnolence !

Abdelmalek aghzaf, Lakhsass le 20/8/2015©®





mercredi 19 août 2015

Grisaille de l'aube poème inédit



Je n'irai pas par les quatre chemins
Ni aujourd'hui,  ni demain,
Pour chanter la beauté du soir et du matin
De ces beaux lieux enveloppés de brouillard
Bercés par la brise en rosée et en nectar
Au crépuscule, à l'aube et à l'aurore
Mon âme y retrouve calme et sérénité
Mon esprit y plonge, y nage en toute félicité !
Et comme pour y ajouter une belle touche,
Une romance douce, qui me touche,
M'entraîne aux vaporeux horizons
Où le ciel est trop bas et le soleil brille sans ses tisons
Soupçon de lumière traversant le coeur
Comme certains délires du grand amour
Ou une mèche folle sur le front d'une dormeuse
Éveillant tous les désirs, tous les plaisirs de la rose
Se mouvant avec la lassitude de la verdoyante pelouse
À l'appel du nouveau jour de la vie qui coule
Nonchalante, fière, pigeon qui roucoule !

Abdelmalek aghzaf,  Laksass, 18/8/2015®©




vendredi 15 mai 2015

Trahison



Ô  Mer, toi fabuleux océan !
Je reviens à toi, je te raconte, sans détour
Les secrets de mes mes folles amours
Ce dont souffre, depuis peu, mon palpitant cœur
Mais, hélas, toute mon histoire et mes intimes déboires
Se les racontent déjà, étoiles, flots, coquilles à ras bords
Des abysses au sable des plages nues, se tracent
Se tissent, se tressent mille histoires
De mes joies,  de mes rires, de mes peines
Et toutes les vagues, tous les jets de tes flots
Chaque jour, tous les soirs ramènent
Mon idylle dans leurs  bribes des coquillages
Les chants en écho des fabuleuses sirènes
Je ne relaterais plus mon bonheur, ni mes peines
Au bord de tes marées pérennes
Pour que mon idylle soit mienne
Mon histoire continue et devienne
Le grand cours secret des pluies diluviennes
Des sources des rivières sereines
Dans leur parcours, leurs méandres sorcières
Jusqu’aux silences faux de tes entrailles qui feignent
Sincérité, simplicité et confiance
Toi, mer, tuant enfant et mère
Amant, amours délétères
Méfiance, méfiance crient  oiseaux de mer
Je te quitterai sans regrets ni offense, en aisance
De l’esprit, de la muse, nonchalance !


Abdelmalek Aghzaf, plage Aglou, Tiznit, avril 2015®©

Temps passé des gloires


Vieux goujats des longues chevauchées,
Des temps des augustes et forts Seigneurs,
Où tonnait la foudre des invasions de nouvelles terres
De nouvelles richesses, de riches butins et des reines exquises,
Bravoure, charisme et robustes carrures,
Ils faisaient peur à la peur,
Devant eux se prosternaient  de torpeur,
Humains, anges, diables des enfers,
Ils ne vivaient que pour croiser les fers,
Dans les vastes vallées, dans les plaines en plein air,
Faune et flore, à leur volonté se plièrent,
Indomptables humains sur les farouches fauves dominèrent
Très longtemps en de gloires séculaires,
L’Histoire a peut-être omis leur grandeur,
D’épopées en épopées, de gloire en gloire,
Ils façonnèrent le monde et la Terre
Par leur héroïsme et vaillance, courage et valeurs,
Nous nous en souvenons d’esprit et de cœur,
Pour la vie, pour toujours !


Abdelmalek Aghzaf, Fès, Le 23/03/2015®©

Sur les marches


Sur les marches d’un escalier
Qui, vers le haut, monte sans finir
Je toussote, las, éreinté, vieilli, cavalier
L’instinct de survie me traîne
Me subjugue, me fascine
M’élève vers les cimes pérennes
Je ne m’en lasse guère, en robuste chevalier
Vieux routier du Verbe, parolier
De la chanson à venir, du poème qui assassine
Foudroie l’âme en transe des sirènes
Des abysses des océans aux galaxies lointaines
Je me laisse aller vivre en peuplier séculaire
Silencieux, debout, assis en chandelier
Les étoiles le sont aussi, si je suis heureux
Le ciel est gris, si je suis malheureux !
Ma parole, mes vers, point ne me trahissent
Ma sensibilité, ma muse me chérissent
Je m’y fie en docile, niais ou novice !
Je ne sais quoi faire de mon âge
Des psaumes sages ou d’ultimes adages !
D’une vie furtive, vite passée en sondage
De mon âme sereine et de mon esprit rêveur sans présages !
Qu’auront-ils à dire ou à médire
Mes petits-enfants, dans un lointain avenir ?
De ce que je fus, de ce que je fis pour leur plaire ?
Comme papy proche, comme aimé grand-père ?
Petite vie sereine, comblé et tranquille
Anonyme passager, mais jamais imbécile !
Ayant aimé, ayant été aimé en petit être docile
Jusqu’aux larmes, jusqu’à un âge sénile !
Sans prétentions, ni regrets, ni remords
Je vécu la vie, je l’ai vu passer en son temps mort
J’en ai bu le suc sucré et le suc amer
Du ventre de ma mère, de l’amour de mon père
Jusqu’aux fonds des terres et de la mer
Ainsi soit-il, telle fut ma vie, ma joie et mon plaisir
Sans en rien changer, si j’avais encore à choisir !

Abdelmalek Aghzaf, Fès, Le 25/03/2015®©




Sempiternelles lois


Loi Nature, lois Seigneur, du ciel et de la terre
Pour les nantis et jamais pour les pauvres
Pain blanc, pain dur et noir
Eau salée et sale, eau limpide et claire,
Deux poids, deux mesures,
Dans la grande démesure,
Infortune des jours de paix comme des jours de guerre,
Toujours ultime différence, aigre injustice,
Je m’insurge contre Moi et contre les autres,
Contre les silences, les sourdes rancœurs,
Contre vilenies, cynisme des maudits hâbleurs,
Sournoise, subtile et vilaine injustice de la plébéienne ou patricienne balance,
Malade, pourtant, droite érigeant les arches, augustes cimes de la Terre,
Droite pour qui, pourquoi, pour quand ?
Je délire, fou, acerbe, gentil con !
Pas de réponses, je médite, j’erre en vagabond,
Méchante et dure conscience,
Me toisant, m’exorcisant,
Jusqu’à l’os, jusqu’à l’absence,
Me réduisant aux petits points du diapason,
Funèbre est le temps, sombre est l’horizon,
Malgré la lumière, le tonnerre et l’éclair,
Je délaisse le Moi, je vogue au fond des ténèbres,
De l’insouciance du Verbe de Malherbe,
Montesquieu, Rousseau et Voltaire,
Lénine, Marx, Marat et Robespierre,
Et dans le paradis artificiel et des Fleurs du Mal de Baudelaire,
Je me laisse aller, bercer en plaisirs délétères,
Vivant dans le reflet du regard
De celles et de ceux qui regardent sans voir,
Avec cynisme, sans morale ni sens du devoir,
Ma modeste poésie, éphémère gloire !

Abdelmalek Aghzaf, Fès, le 31/03/2015®©







Seigneur, je ne le serai jamais



Si j’étais auguste seigneur
Je ne saurais répondre à toutes les prières
Je serai embarrassé par tous les rêves
Par tous les appels au secours
Par les impossibles amours
Par tous les S.O.S. des naufragés en haute mer
Par les femmes maltraitées, les filles-mères
Par les enfants oubliés délaissés au destin amer
Par tout un chacun, sous le poids du mauvais sort
Car j’ai un Cœur plus grand que mon corps
Humble, âme sensible, très souvent, je pleure
Tous les mauvais destins, tous les malheurs
Je ne suis ni bon Dieu, ni grand Seigneur
Je suis simple souffle vivant, sage créature
Allant au détour des beaux et des mauvais jours
 l’écoute de la rose et de la sauvage fleur
Et de l’écho des belles choses qui m’entourent
Je chante tous les délires, toutes les misères
Et poète, je loue le bon Dieu pour la beauté de sa création et de tout l’Univers !


Abdelmalek Aghzaf, Fès, le 30/4/2015®©

Saule qui pleure


Ton épithète se tresse
En petites brises sans cesse
Tout le long du Saule pleureur
En te laissant tomber sur les bordures
D’une eau dormante, de topaze ou de jade
Sous les cils de tes regards qui songent
Dans un rêve de verdures en sublimes arcades
Prends-moi dans tes bras, sous ton aile
J’irais dormir sur tes lèvres humides
Bercé de ton souffle intrépide
Je me ferai papillon en métamorphose
De multiples jets de couleurs entre les volets de ta conscience
Aux fenêtres à demi closes !


Abdelmalek Aghzaf, Fès, Le 11/05/2015®©

SA VOIX



Elle vient d’ailleurs,
Cette voix qui m’intime son chant
Cette mélodie qui m’enchante
Me suit, m’obsède
Je la suis dans son sillage
J’oublie son visage
Je tombe dans le charme de son paysage
A mon âge !


Abdelmalek Aghzaf, Fès, Le 10/03/2015®©

Rondo et rondeau



Rondo en duo, pour fêter le verbe en herbe
A deux, à distance, au hasard du virtuel
Chantons la beauté et la bonté d’une humanité
Dansons la farandole au rythme de la césure
En ce mois de Mai où la belle nature
Étale ses meilleures couleurs,
Ses chants d’espoir et de bonheur !
Vers dits au détour d’une inspiration
Tressés au gré d’une belle hallucination
Non pour avoir la grêle des « j’aime »
J’en ai déjà eu, j’en lèche encore le goût du sel gemme
Poète issu des inconnues ténèbres
Je voyage entre les mots et toiles funèbres
Je mêle les genres, je sème le bonheur
Et l’espoir en le triste écho de quelque cœur
En le magique mot des aèdes et gitans troubadours ! 


Abdelmalek Aghzaf, Fès, Le 09/5/2015®©

Que croire ?



Le mal d’exister dans l’inexistence,
Le mal d’être dans le non-être,
La négation du Moi qui doute,
Au firmament entre vie et  mort,
Arrêt du Temps,
SILENCE.
Début de la fin, la fin du début,
Métamorphose,
Transformation lente de la mentalité,
De l’être en soi,
De la mort de la pensée,
Odeur de la suie et de la cendre,
Dans le mirage du non-sens de la parole,
Dans le mirage asphyxiant de la réalité !


Abdelmalek Aghzaf, Fès, le 08/03/2015®©

Prophète inconnu


C’est à la pierre qu’il s’adresse
Quand elle n’est point couverte
Se sable du désert
C’est au zéphyr et au sirocco qu’il parle
Dans l’accalmie du chergui sur les plaines
C’est aux troncs des arbres séculaires qu’il prêche
L’Histoire des aïeux et des ancêtres
Au silence des prés, aux chuchotements des vastes forêts
Qui lui répondent en écho du sous-bois, des orées et des lisières
En transe, danses des oubliés derviches
En psaumes, sourates des saintes écritures et poèmes fétiches
Il marche sur les calmes eaux des lacs et des rivières en colère
Semant l’hymne divin, égrenant les feuilles en satin
Couleurs de la Création, du fameux destin
Voyageant de nuit et de jour
Dans le vaporeux char des nues
En adoration, tantôt, vers les océans lointains
Tantôt, vers les riches ou désertes terres
Ô, Esprits, Ô, Oracles
Déversez mon souffle, répandez ma parole
Dans les âmes et dans les cœurs
Pour qu’un jour advienne la foi
Sonnent les cloches, crient les Muézins, en milli et mille fois
Leur appel  aux dévotions, prosternations et prières !

Abdelmalek Aghzaf, Fès, Le 07/04/2015®©



Promesses sous Le cerisier




Par un après midi ensoleillé,
Où la lumière du soleil se confond avec celle des fleurs et leurs couleurs,
En la joie et le bonheur du cœur,
Les douces paroles et leur air en cadences,
Soupirs des notes d'allegro et d'allégresse,
Les soupirs des parfums de promesses,
Les douces et tendres confidences,
Tantôt en chuchotant, tantôt, en silence,
Les coeurs se parlent en un seul et même langage,
Celui de la saveur de ces fleurs, dans toutes leurs couleurs,
Celui de l'espérance en les beaux jours meilleurs,
Présents et à venir,
Avec les prémices de ce printemps bel enchanteur,
Doux, agréable, nous réchauffant de mille chaleurs,
Nous embaumant de mille senteurs !
Tendres mots scandés en amour!
Abdelmalek AGHZAF,  Fès,  Le 15/03/2015®©

RAISON OU ÉVIDENCE !



A la feuille qui agonise, en silence,
A la branche qui espère la garder un peu plus longtemps encore,
Au tronc du Peuplier dans son mutisme qui dérange,
Dans son indifférence ostensible,
Où se mêlent embarras et insouciance !
Le Temps inquisiteur, bourreau sans pitié, ni compassion,
Neutre comme le jugement dernier,
Impose sa loi des quatre saisons,
Met à nu tout un arbre, pourtant auguste,,
Droit et toujours robuste,
Défiant, vents, neige, pluie et grêle,
Dans son mutisme le plus mortel !
Seule l'écorce a pris des rides, avec les années qui passent
Et nous met devant l'ultime évidence :
Plus rien ne perdure, tout se meurt et trépasse,
Plus jeune, plus vieux, ou dans la force de l'âge !
Au féminin comme au masculin, il y a, hélas, une fin !


Abdelmalek Aghzaf, Fès, le 23 février 2015®©

Dans le silence



Marcher dans le silence du bruit, 
Pour sentir l'odeur de la pensée, 
Pour inspirer le parfum de l'image, 
Et à l'horizon du regard, 
Au firmament du rêve infini, 
M'arrêter au bord des palpitations de l'océan 
Et écouter le chant strident des sirènes 
Au creux d'un coquillage égaré 
A ne plus savoir tresser les fils dorés 
De la phrase, à ne plus pouvoir me souvenir 
Des tours magiques du Verbe, ni de sa conjugaison. 
Seules persistent les quelques images mouvantes, 
Étincelantes des sonorités sourdes, 
Perlant du ciel de ma mémoire, 
Perles aux couleurs de l'arc en ciel, 
Cadencées en musique de la brise de la Muse 
Poésie, poésie, poésie
Silence !

Abdelmalek Aghzaf, Fès, le 08/02/2015®©


SOUVENIR

Poème inédit, en mémoire de celle que j'aimais et qui m'aimait :



Je me souviens de son sourire, de son rire,
Je me souviens de son front tatoué,
Je me souviens de ses paroles, de son discours,
Je me souviens de ses chaudes larmes,,
De ses joues rosies par la douleur,
Je me souviens de son amour singulier,
De sa foi et de ses longues prières,
Mon unique, incomparable et sacré amour !
Je me souviens de ses moments de bonheur,
De ses instants de joie et d'allégresse,
Dans sa danse d'extase, quand elle était toute heureuse !
Attachée à la vie, aimant et chérissant les siens,
Trimeuse jusqu'à l'os, artiste en tous ses petits gestes,
Laborieuse jusqu'au moment fatidique de son agonie !
Je me souviens d'elle, j'entends sa voix, je vois son regard,
Son corps si chétif, la grandeur de son âme !
Elle, toujours et rien qu'elle,
Après des années lumière, je me souviendrai d'elle !
Une petite larme perle, un soupçon de sourire, en son souvenir !
Elle que j'aimais et qui m'aimait et que j'aime :
Je me souviens de ma mère !


Abdelmalek Aghzaf, Fès, le 23 février 2015

Mystique et rédemption



Je crois ne céder qu'à ta beauté suprême,
Ne suivre que la musique de ta voix sublime
M'évanouir au firmament de ton regard,
Me fendre en la lueur de ton adoration certaine,
Je fais mes ablutions avec l'eau des averses
De mes larmes noyant mon petit être qui souffre !
Et tes versets guident mon errance, mon errance,
Et sur les dunes silencieuses de ma vie antérieure
Tumultueuse et longtemps déserte,
Et tes métaphores m'envoûtent et m'entraînent
Dans la sublimation de ta parole
Dans la grandeur de ton Être,
Je ne cesse de me prosterner,
Devant la grandeur de ta Création !
Je psalmodie ton nom, tout le long de ton livre,
Toujours ouvert et à jamais ni tout à fait fermé,
Toujours profond et jamais ni tout à fait fini !
J'égrène le chapelet de tes différents noms
Et je pleure mon ingratitude, je hais mon ignorance !
Et je plains ma faiblesse, j'évite ma mauvaise conscience !
Toi, l'éternel, Clément et miséricordieux !
Tu me pardonnes l'égarement de ma faible conscience,
De mes doutes itératifs, débiles et sans raison !
Car mes péchés sont plus graves que mon ultime rédemption !

Abdelmalek Aghzaf, Fès, Le 02/03/2015©®


A la madone nocturne !



« Heureux qui comme Ulysse
A fait beau voyage,… »
Heureux l’alchimiste sorcier, chaman voyant,
Qui conquit la toison et répandit le bonheur,
Heureux le chasseur des lointaines savanes
Qui dompta les fauves et vainquit la peur,
Alla à la quête de la gazelle sauvage, indomptable,
Ni prestidigitateur, ni maître dompteur
Ni même subtile magicien,
Oh, simple être humain !
Avec, crayon à la main,
Il traça des signes sur un rivage désert,
Tatouages sur le corps, sur le visage,
Grains de sable et ocre poussière  sur le coquillage !
D’où s’élevait le chant mélodique de la belle sirène,
Ma singulière madone, femelle laitière et nourricière :
-Lui, parlant de ses longs périples,
-Elle, contant ses rêves de son prince charmant et sage !
«  - Tu vois, ma Muse, j’improvise et je m’amuse ! »
«  Car, en ta présence, le ciel s’ouvre et exauce mes prières,
Qu’un jour se lève le vent, arrive la brise,
M’emmène si loin aux belles berges de la Luze,
Mon voile s’étendra au large et à l’ombre
De sa longue chevelure noire, je me laisserai choir
Car, ma fée retrouvée, de sa source magique, j’irai boire
Mille gorgées d’élixir, rivière de nectar,
Ainsi, mon rêve de voyageur solitaire,
Au repos serein de son sommeil éternel,
Que du rêve, mon âme se désaltère,
Mon esprit saoul galère
Vit enfin en transe, en extase
Tourbillon de transcendance en transhumance !

Abdelmalek Aghzaf, Fès, le 09/02/2015®©


Parias


Je sirote, je suce l’ardeur de tes regards,
De tes lèvres, quand sonnent les vêpres,
Je m’en vais en lourdes et vagues vapeurs,
De ton parfum et de ta naturelle odeur,
Du musc, de l’encens et de l’ambre,
De ton corps de poussière et de cendres,
En plein air, sur le GANGE en mille couleurs,
Orange, jaune, rouge, vertes et blanches,
Sectes, déesses, dieux, fulgurantes croyances,
Femmes des Maharadjas de l’empire,
Femmes parias, intouchables, depuis des millénaires,
Oubliées sur les quais des trains qui passent,
Où leurs enfants, bâtards trépassent,
Ni Bouddha, ni Jésus, ni Allah,
Ne peuvent arrêter le sang qui coule,
Emplit le vaste lit du fleuve éternel en cadavres,
Inertes, sans vie,  ni destin,
Ils n’ont jamais vécu ni bonheur, ni honneur,
Ni goûté aux belles senteurs, ni aux festins,
Ni vu le beau soleil d’orient en sa splendeur,
Ni âmes blanches aux couleurs  chatoyantes de satin,
Seule un train qui s’en va, un autre qui vient !

Abdelmalek Aghzaf, Fès, le 31/03/2015®©




OSMOSE


Ascension dans les lueurs de la lumière,
Élévation dans les méandres de la mélodie,
Je me suis inventé les belles couleurs
De l’âme, de l’essence même de l’encens
Et de l’eau de roses,
Je me suis choisi la belle prosodie
De ta bénédiction en tes louanges :
ALLAH, ALLAH, ALLAH
Et me suis pris dans la rythmique
De mes soupirs, dans la cadence du silence
Et le chant envoûtant des incantations
Dans l’imprégnation totale de l’esprit
Dans la transe impérieuse et obnubilante du corps
Dans le tourbillon saisissant des métaphores,
Je crée entre mon être et la lumière
L’Osmose consenti de la clairvoyance
Je vois clair dans l’éblouissance
En la vision de poète, en l’adoration de derviche
Entre la perception et l’émotion
Je me révèle la grâce instinctive
De mon penchant vers la belle spiritualité
Jouissance de l’âme et des sens
Dans la paix du monde immonde
Dans la sérénité de l’Univers ouvert
Ma souffrance dans ma chaire déchire
Et témoigne des maux de mes semblables
Dans la différence et l’indifférence
Je pleure l’encre de mon adoration
Dans la lourde passion
Dans le parfum exotique des mots
Et dans les nuances des couleurs
De l’arc en ciel de mes pensées
Je m’engage en martyre
De l’acceptation du désir
Même maudit en poésie et en prose
Dans l’amour singulier de cette lumière
Où l’obscurité ne brille que par son absence
Où le doute n’est là qu’en forme de mirage
J’aspire à la multitude du Néant
J’aspire au silence des soupirs
J’aspire en le suc de ma plume
A la vénération unique et ultime
D'ALLAH, Lumière et source de lumières
Qui apaise et qui fascine
Jusqu'à l’os, jusqu'à la racine
Je deviens offrande d’amour
Et de lumière sur l’autel auguste et céleste
Du retour à l’origine de l’être
A l’horizon de la parole
A la source de la clameur
Au chant mystique de mon cœur
Je reconnais être captif de ton mystère
Dont seuls la beauté de ta création,
La glace héraldique, blason de ta sublimation,
Apaisent mon ire, étouffent ma colère
Aiguillonnent mon délire
M’inspirent la joie de la solitude
M’arrangent l’errance
Sur la seule voie de la délivrance
Grâce à ta magnificence !
Abdelmalek Aghzaf, Fès, Le 10/03/2015®©


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