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vendredi 2 mai 2014

Nouvelle inédite Coup de foudre

Nouvelle inédite :
                                                                      Coup de foudre


      Elle pleura, comme elle ne l' eut jamais fait auparavant. Toute la nuit, de ces nuits d'hiver.
     Pensant qu'elle devait être seule coincée entre les griffes du froid, sous les draps et sur un lit si glacés. Esseulée, solitaire.
     Son rêve du prince charmant ne devait être qu'un rêve et rien de plus. Cependant, certains rêves pouvaient ou devaient lui procurer un certain bonheur. Une sorte de sensation de satisfaction intérieure. Une sorte d'espérance compatissante, aussi bénéfique que salutaire à cette âme profondément meurtrie.
    Peut-être, le lendemain, la neige arrêterait de tomber, le mistral réduirait son souffle et changerait d'orientation. Peut-être, aussi, que demain, entendrait-elle les bruits sourds de quelqu'un qui marcherait vers elle, sur la neige endurcie. Peut-être, entendrait-elle frapper trois coups sur la porte et qu'elle se précipiterait de son lit, sans se changer, pour faire vite et irait ouvrir la porte à celui qu'elle attendait le plus et depuis les premières pluies de cette saison d'hiver. Elle verrait enfin son visage angélique, sa mince moustache et sa barbe courte. Son coeur battrait la chamade. Elle se plongerait dans l'océan bleu de ses regards pleins de souvenirs, leurs souvenirs, des dernières vacances d'été où ils se rencontrèrent sur le sable brûlant de cette plage lointaine et sauvage. Ils s'aimèrent d'un seul coup. Ils vécurent une de ces idylles singulières, sans préambules, sans respect des convenances ni de la bienséance de la société occidentale, bien élevée ! Ce n'est qu'après, qu'ils devaient apprendre mutuellement le présent, le passé de l'un et de l'autre, de connaître leurs vrais nom et prénom et d'où ils venaient pour ainsi se rencontrer et s'aimer sur ce rivage pourtant si sauvage !
       Elle pensait que peut-être, lui aussi, allait-il vivre la même lourdeur du vide, la même douleur de la solitude, les mêmes soupirs, les mêmes rêves et les mêmes cauchemars, ...Qu'il allait décider de venir la chercher, qu'ils allaient, peut-être, enfin, revivre le même bonheur de l'été passé,...
     Mais c'était la moitié de l'hiver. Il fallait patienter, pensa-t-elle. L'espoir devait naître avec l'arrivée du Printemps-été ! Qu' adviendrait - il d'elle, d'ici là ? Elle ne pouvait supporter cette attente. Le pire : une attente qui n'était pas convenue. Elle se rappela ses mots d'adieu sur le quai de la gare :
  "- Peut-être, nous reverrons-nous, un jour ? Qui sait, sur cette même plage, ou je viendrais t'arracher à ton monde, te voler aux tiens et à tes habitudes, pour aller ensemble faire le tour du monde, aller nous enlacer sur les longues marches de la muraille de Chine !"
  "- Ah oui, j'aimerai bien ça, rien que tous les deux ! Voyager !"
     Maintenant qu'il lui semblait entendre ses propos. Elle avait l'impression de le sentir tout près. Elle pouvait écouter sa voix et sentir son parfum. Elle se dit avec amertume qu'elle se trompait grandement. Il ne s'engagea en rien. Ce ne fut qu'un rêve. Lui, aussi, rêvait, mais il ne devait pas être maître de son destin !
     Il commença à faire trop froid. Le vent glacial se leva brusquement, comme pour lui annoncer que ce ne devait être qu'un fameux Coup de Foudre !
    Point à la ligne.
     Elle en fut confuse, sa gorge se serra, les larmes ne pouvaient plus s'arrêter.
     Elle se recroquevilla dans les draps et dans la position du fœtus au ventre de sa mère, elle se laissa ainsi envahir par le sommeil salvateur de quatre heures du matin.

                                                       Abdelmalek Aghzaf,  Fès, le 28/04/2014.

Nouvelle inédite Coup de foudre

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Nouvelle inédite Violette

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dimanche 30 mars 2014

La nouvelle à trois temps : Le nouveau monde

http://aghzafi.tumblr.com/post/81182477193/la-nouvelle-a-trois-temps-le-nouveau-monde

LA NOUVELLE À TROIS TEMPS :

Le nouveau monde






Le conseil de la confédération des cinq constellations - après délibération - jugea bon d'annoncer l'édit seigneurial qui organisait, à la manière des Terriens, une sorte de concours de recrutement des cerveaux illuminés :

" Téléporter un individu au hasard des étoiles, le placer au milieu de la grande bibliothèque de la mégapole : Mégapolis I Bis, lui faire  demander par interphone cellulaire de " scripter "  un manuscrit de trois espaces, en trois jours et trois nuits lunaires.

- Le premier candidat, deux jours et la moitié du jour suivant, cria :
- " Venez, libérez-moi. Voici votre parchemin ! "

On y lut :
- " Maudite soit ma mère qui me conçut et celle qui m'aprivoisa en son ventre pour me délivrer par la suite aux chefs des pépinières de ce monde : ces fameuses machines pensantes et sans âme. Maintenant, je souffre le martyr entre les mains des savants/bourreaux programmés, sages enseignants de " La Planète des Singes ".

On le libéra.

Des années -lumière s'écoulèrent. Il devint Maître-Coiffeur dans la Tour argentée des Polypes. Celle où les appartements étaient tous synchronisés, informatisés et dont les cloisons n'étaient en fait que de géants plasmas liquides, sous forme de grands miroirs réfléchissants et panoramiques. Il ne garda de l'Institut de formation socioprofessionnelle  que les : questions/réponses, le long débit de parole :
" خيط و مغزل "
Traduisez  en  langue de la grande Confédération : " Parler en travaillant " !

- Le deuxième candidat, dès qu'on le téléporta au milieu de ces archaïques reliures ornées et illustrées suivant la tradition des grandes religions terriennes, s'amusa à tenter de déchiffrer les noms des auteurs, philosophes, poètes et hommes de sciences, décédés, très avant l'Holocauste de la grande guerre, Il s'attabla et commença  à rédiger son texte : " Béni soit le passé de nos aïeux les Terriens, bénis soient les civilisations et leurs legs de Savoir et de Sciences, pour que l'Univers nous soit entre les mains et que les secrets d'un grand nombre de planètes et d'étoiles nous soient si élucidés et si connus. À nous de faire de même et autant que nos prédécesseurs ! "

Deux jours passèrent. Il commença à crier qu'on vienne le libérer et qu'on lise ce qu'il dût écrire.

Ce qui fut fait.

Libéré, il devint, quelques temps plus tard, à son tour, un de ces grands savants vénérés et crains du haut comité directeur de conscience de la Confédération : enseignant puis poète puis écrivain, puis formateur et enfin Sage parmi les sages de son temps. Il mourut célèbre et laissa à son tour deux grands rayons de livres  qu'on plaça avec beaucoup d'égard et de fierté à l'entrée de la grande bibliothèque.

Le troisième candidat fit son entrée dans ce temple du Savoir universel avec grand bruit et beaucoup de fracas !

Des questions sans réponses, des remontrances et des menaces : " ... Mais pourquoi moi, ici, entre ces vieux livres : musée de la préhistoire stellaire,... À quoi me  serviraient ces vieux parchemins ? Pourquoi ne pas me mettre dans l'un des laboratoires des Sciences/Mégapolis X, entre les tubes à essais et les ordinateurs mille dix neuf générations, après la bombe à neutrons de la dernière et ultime guerre des Terriens ? Où est l'odeur fétide et fade de l'ammoniac et des acides hautement volatils ?

Quelques minutes de l'horloge solaire lui suffirent pour se calmer, se résigner et commencer à réfléchir à ce qu'il allait rédiger, pour tenter de se libérer le plus tôt possible. Il n'aurait pas la patience de rester cloîtré là durant trois jours et trois nuits lunaires, se disait-il.

Très tôt, le matin du lendemain, il cria très fort, plus fort que les deux autres qui le précédèrent,  demanda aux bourreaux/surveillants de lire son texte sur le visuel de plasma liquide et de le libérer illico.

On y lut :
" Sans la science, le monde n'est que le pire des enfers. Bénie soit la relation, conjuguée et consentie du nombre des chromosomes et des ovules dans l'ordre récursif des nombres paires, qui fut que je sois à ne plaise, ici et pas ailleurs ! Alors que j'aurais dû être là où il me fallait être, et,..."  Faites vite, on m'attend, moi, dans mon labo de recherche,....Le temps vole si vite,... "

On le libéra. Des années-lumières passèrent. Il devint célébrissime. Savant de renommée interstellaire. Il professa en chaire universitaire. Partout, on suivait, avec attention et gourmandise intellectuelle, ses séminaires et ses démonstrations à travers les vidéoconférences. Ses ouvrages se vendirent comme des sachets de shipps, jusqu'au jour où on découvrit son corps inerte, plié en deux, enfoui sous sa grande barbe et sa foisonnante chevelure, les bras sur un amas de feuillets où des calculs bizarroïdes mêlés à des figures géométriques insensées et des équations, aux lois et aux raisonnements de la physique quantique, surprenantes, dépassant de très loin les sciences extraordinaires des extraterrestres ayant visité furtivement en leurs OVNI la planète primitive : La Terre des ancêtres, des siècles et des siècles déjà !

Ainsi, et comme la valse à trois temps, s'acheva l'histoire burlesque d'un monde où l'inimaginable côtoie le fabuleux, où le temps/espace n'est que relativité, où la fiction et le conte s'enchevêtrent pour finir en la note finale de l'accordéon et la cadence  magique de la valse !

Alors, la question :

Et vous, qu'en pensez-vous ?
      
ABDELMALEK AGHZAF,
Ksar El-Kébir, le 30/03/2014.



      






   
   

http://aghzafi.tumblr.com/post/81182477193/la-nouvelle-a-trois-temps-le-nouveau-monde

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mercredi 26 mars 2014

NOUVELLE INÉDITE : LE TEMPS D'UN PRINTEMPS

NOUVELLE INÉDITE :

                                   LE TEMPS D'UN PRINTEMPS


(Elle) - Elle s'arrêta à la dernière marche de l'escalier en bois, se retourna à moitié, virant le regard à presque 45°, passa les doigts de la main libre entre les mèches des cheveux : réflexe de jeunesse qui dût ne l'avoir jamais plus quittée depuis son adolescence. Le regard se fixa en un zoom sur la silhouette du voisin d'en face qu'elle reconnut à sa démarche, quand il sortait de chez lui pour ouvrir les volets de ses fenêtres.

(Lui) - Le regard fixé sur le quadrant phosphorescent du radio - réveil installé sur la table de chevet, juste à côté de la fenêtre donnant sur la rue d'en face. Il sentait et suivait l'écoulement du temps: des secondes, des minutes,... Des heures ! Il savait -grâce à l' habitude et à l'intérêt qu'il eût à suivre les allées et venues de sa voisine d'en face.
Il savait maintenant. Il en avait presque la certitude. Le programme journalier, hebdomadaire de cette femelle, si coquette, si attirante, si nonchalante dans sa démarche. Il avait bien appris à la lettre son calendrier, réglé comme sur un organiseur.
Sa vue, chaque jour, le calmait,, lui apportait un peu plus de bonheur. Rien qu'en regardant de côté sa silhouette passer avec précipitation, en entendant les petits bruits monotones des talons des ses chaussures si hautes, changeant de couleur suivant les sept jours de la semaine, les quatre semaines du mois, les trois cent soixante cinq jours de l'an ! Oui, cela faisait maintenant une année qu'il accompagnait discrètement sa voisine, en silence, avec délicatesse, de loin, à l'insu de cette charmante brune, d'un certain âge, mais qui le fascinait, à laquelle tout son être semblait s'être attaché jusqu'à ses moindres gestes et mouvements, jusqu'à son parfum préféré qu'il pouvait sentir de loin, depuis qu'elle passa tout près de lui, tout au début, sur son chemin vers le marché, à la terrasse du Café "Mon Pays" où il se plaisait très souvent de prendre sa tasse de café, fumant ses Rothman's et lisant la gazette locale.
Il croyait qu'elle ne se doutait de rien.
(Elle) - Chaque fois qu'elle traversait la rue Rimbaud, allant faire ses courses, elle ne cessait de se demander si elle était suivie, ou qu'elle allait être abordée par son inconnu voisin, qu'un  : "Bonjour"ou"Bonsoir" allait siffler feutrement en lui caressant l'ouïe. Rien ne fut. Pourtant, elle savait. Elle en était sûre que cet homme aux cheveux grisonnants, à l'allure athlétique, au front dégagé, lui évoquant le héros et le personnage principal de ses films préférés : James Bond, le 007.
Non, elle ne voyait rien venir.
Parfois, elle prenait son goûter à son balcon, comme pour contempler le beau crépuscule, mais en réalité, c'était pour suivre ce qui se passait en face. S'il était là, que devait-il en train de faire ? La regardait-il, lui aussi, avait-il des jumelles ?
Enfin, elle se demanda, une seule fois, s'il était marié, libre, célibataire, divorcé comme elle, ou veuf solitaire et infortuné !
(Lui)- En cette journée de printemps, son jardinet était très tôt envahi par les moineaux gazouillant, sautillant de partout. Ce vacarme le fit réveiller et se dit :" ça serait une très belle journée, aujourd'hui, !"
(Elle)- L'alarme de son portable commença un morceau de la chanson de Barry White préférée, lui annonçant l'heure du réveil. Après le rituel bain, l'habituel bol de café au lait et les médicaments prescrits pour la journée, elle marcha machinalement vers le balcon, jeta un regard résolu vers les portes-fenêtres du voisin d'en face et se dit : " il est déjà réveillé avant moi, celui-là !". " Aujourd'hui, je vais faire tout pour lui parler."
(Lui)- Il se mit comme, à son habitude, au bord de la fenêtre de sa chambre à coucher, où le son de la radio emplissait en F.M. les infos du matin sur France-info, on croirait être aux studios de France Télévision.
Il se dit qu'avec la splendeur du premier jour du printemps, le moment serait bien propice de prendre tout son courage en main, faire le premier pas et aller à la rencontre de sa voisine.

(Elle et Lui)- Bonjour,
- Bonjour, ça va ?
- ça va, vous vous êtes réveillé très tôt, ce matin !"
- Oui, c'est le printemps
- Oui, c'est vrai, il fait très beau.
- Voulez-vous prendre quelque chose avec moi, aujourd'hui ?
- D'accord, pourquoi pas ? Chez vous ou chez moi ?
-Comme vous voulez ! Venez, je vous attends !
(Lui) - Ouf ! C'est fait, elle arrive. Toute une année d'attente, pourtant. C'est bien facile de communiquer.
-Tout est bien prêt pour recevoir celle qui m'a capté le cœur et l'esprit tous ces jours et toutes ces nuits .
(Elle)- Ah, nous allons nous voir, notre voisin et moi. Notre héros. Je me demande s'il ressemble réellement à mon héros préféré : James Bond, 007 !!
-Faut-il que je lui dise tout ? Pourquoi pas ?
-Sera-il heureux ou malheureux d'apprendre les secrets de ma vie ?
-,... Que j'étais mariée plusieurs fois, que je ne le suis plus.
-,... Que les médecins m'avaient prédis ma mort pour les deux ou trois mois prochains ? En faudrait-il la peine ?
(Lui)- Que vais-je lui raconter ?
- Vais-je lui parler de mes vingt ans de mariage ?
- De la mort de mon épouse dans un fâcheux accident de voiture, à cause d'un chauffard ivre , il y a de cela, cinq ans déjà ?
-,... Que depuis, je vivais veuf, solitaire, sans aventure ?
-,... Pourrais-je renouer avec une vraie vie en couple ?
-,... Serait-elle prête à l'accepter, pour simplement comme petit ami, ou compagnon ou comme un vrai mari ?
-,...Vais-je lui plaire ?

(Elle et Lui) - J'ai l'impression de vous connaître depuis toujours !
- Moi aussi, tellement en face, je crois connaître toutes vos habitudes !
-Moi aussi ! Tiens, vous avez le même parfum qu'il y a une année !
- Ah, oui, c'est mon préféré, "La Tulipe Noire"
- Ah ! C'est enivrant !
- Vous semblez vivre seul !
- Oui, je suis veuf. J'ai perdu ma femme dans un accident de voiture.
- Je suis bien désolée !
- Mais c'est déjà cinq ans de ça. Et vous, avez-vous quelqu'un dans votre vie ? Un petit ami ?
- Non, je suis célibataire. Après mes trois mariages! Je n'en ai gardé que des déceptions !
- Ah bon, et vous supportez cette solitude ?
-  Peut-être, comme vous !? Dites, je voudrais un verre d'eau, s'il vous plaît, c'est pour mes médicaments !
- Oui, bien-sûr, vous êtes malade ?
- Je vous dirais !


(Elle et Lui) = De confidence en confidence, les deux voisins partagèrent les trois repas de la journée et une grande partie de la nuit.
Ils se séparèrent, résolus d'avoir découvert ce qui les rassemblait, leurs affinités, leur situation sociale, leur expérience dans la vie et leur fascination réciproque.
Une seule ombre pourtant, planait dans le ciel de leur printemps : Son cancer à elle !
Ils s'entendirent qu'ils allaient se revoir très souvent, peut-être même décider de vivre en un même ménage, sous un même toit, jusqu'à la fin.
Le destin avait ses raisons. Ils vivraient ensemble le peu de bonheur possible, sachant que la fin n'était pas loin, que c'était éphémère !
Mais le souvenir de tout cela pourrait être agréable et tendre et doux pour l'un, salutaire, soulageant pour l'autre.
Ces derniers moments de bonheur partagé avant la mort était peut-être plus fabuleux, plus romantique des plus affectueux sentiments à emporter avec elle dans son voyage vers l'éternité.

L'amour, n'est-il pas le meilleur remède pour soulager l'âme et panser toutes les blessures des hommes et des femmes sur cette terre !?


               Abdelmalek AGHZAF,
                                                      KSAR EL-KÉBIR, LE 25/03/2014.











mercredi 19 mars 2014

NOUVELLE INÉDITE : Rencontre d'une Fée

        

      Nouvelle inédite :


                                 Rencontre d'une fée,


     Comme dans les contes merveilleux, j'eus la visite, hier soir et jusqu'à l'aube, d'une merveilleuse fée : dans ce sens médiéval du terme, avec dans ses propos, de la sensibilité, de la discrétion, de la politesse, d'un savoir et d'une connaissance divins, dignes des dieux de l'Olympe.

     Croyant bien faire, je parlais, je parlais, je parlais. Elle écoutait attentivement et ne répondait que par de petites phrases qui semblaient en dire long, très long même !

     J'appris qu'elle venait des cieux lointains,. Curieuse, comme tous les anges. Elle voulait tout savoir de moi. En plus de ce qu'elle devait savoir et connaître dans le fameux livre des humains .

     Je ne savais ni comment, ni par quelle magie, je me trouvai en train de dire mon présent, de relater les événements du passé lointain qui me marquèrent. Mes études universitaires dans cette cité : capitale des sciences, au royaume des Mille et Une Nuits.

     D'une question artistique à une réponse d'un savoir commun et d'une large connaissance de son Univers ! Tacitement, et comme d'un commun accord, nous nous trouvâmes embarqués dans un transport littéraire, poétique et musical que seuls les artistes, les poètes, les écrivains auraient ce privilège d'en vivre et d'en savourer tous les délices féeriques !

      Des Cantiques d'Elsa d'ARAGON, en passant par les amours de Alfred De Musset et de Georges Sand, à la mythologie grecque antique, avec ses dieux et ses déesses, Héra, Zeus et les autres.

      Un périple nocturne des plus singuliers, un rêve des plus inoubliables !

      Une rencontre qui ne pouvait avoir à se répéter, comme tous les beaux rêves, telles les belles histoires oniriques qui passaient, laissant leur trace, leur parfum, nous enivrer pour longtemps!

      Mais jamais, malheureusement, ils ne pouvaient revenir !

     Aucun serment n'était possible. Aucun engagement ne pouvait avoir lieu.

     Les fées, les anges, je me disais, ne ressemblaient point aux pauvres créatures que nous étions, nous les misérables humains, d'ici bas !

     L'inspiration, en fait, était bien le diadème dont brillaient mille et mille feux et qui penchait sur la tête de cette fée, dont les mots qu'elle traçait de sa plume, plutôt, de sa baguette magique, ensorcelaient l'esprit, envoûtaient la raison et brûlaient le corps !

     La crainte d'un quelconque voyeurisme, d'une intrusion inopportune, censée déranger cette idylle, unique en son genre, fit que le rêve se dissipa et ma belle d'une nuit prit son envol avec les ailes du Buraq mythique ou du fabuleux Icare dans l'espace virtuel, vers d'autres cieux et son périple des anges, pour une autre planète, pour une autre visite à un autre poète solitaire et méditatif.

     Bon envol !

     Et à moi, mon écriture !

                                  Abdelmalek Aghzaf

                                            Fès, le mercredi 19/03/2014.

https://docs.google.com/document/m?id=1eSs0eYv8vx4BLG5e-RmQgZcBMo_gS2GpbJL96TOllyQ

NOUVELLE INÉDITE : RENCONTRE D'UNE FÉE

      

      Nouvelle inédite :

                                 Rencontre d'une fée,


     Comme dans les contes merveilleux, j'eus la visite hier soir et jusqu'à l'aube, d'une merveilleuse fée : dans ce sens médiéval du terme, avec dans ses propos, de la sensibilité, de la discrétion, de la politesse et un savoir et une connaissance divines, dignes des dieux de l'Olympe.

     Croyant bien faire, je parlais, je parlais, je parlais. Elle écoutait attentivement et ne répondait que par de petites phrases qui semblaient en dire long, très long même !

     J'appris qu'elle venait des cieux lointains,. Curieuse, comme tous les anges. Elle voulait tout savoir de moi. En plus de ce qu'elle devait savoir et connaître dans le fameux livre des humains .

     Je ne savais comment ni par quelle magie, je me trouvai en train de dire mon présent, relater les événements du passé lointain qui me marquèrent. Mes études universitaires dans cette cité : capitale des sciences, au royaume des Mille et Une Nuits.

     D'une question artistique à une réponse d'un savoir commun et d'une large connaissance de son Univers ! Tacitement, et comme d'un commun accord, nous nous trouvâmes embarqués dans un transport littéraire, poétique et musical que seuls les artistes, les poètes, les écrivains auraient ce privilège d'en vivre et d'en savourer tous les délices féeriques !

      Des Cantiques d'Elsa d'ARAGON, en passant par les amours de Alfred De Musset et de Georges Sand, à la mythologie grecque antique, avec ses dieux, ses déesses, Héra, Zeus et les autres.

      Un périple nocturnes des plus singuliers, un rêve des plus inoubliables !

      Une rencontre qui ne pouvait avoir à se répéter, comme tous les beaux rêves, telles les belles histoires oniriques qui passaient, laissant leur trace, leur parfum, nous enivrer pour longtemps!

      Mais jamais, malheureusement, ne pouvaient revenir !

     Aucun serment n'était possible. Aucun engagement ne pouvait avoir lieu.

     Les fées, les anges, je me disais, ne ressemblaient point aux pauvres créatures que nous étions, nous les misérables humains, d'ici bas !

     L'inspiration, en fait, était bien le diadème dont brillaient mille et mille feux et qui penchait sur la tête de cette fée, dont les mots qu'elle traçait de sa plume, plutôt, de sa baguette magique, ensorcelaient l'esprit, envoûtaient la raison et brûlaient le corps !

     La crainte d'un quelconque voyeurisme, d'une intrusion inopportune, censée déranger cette idylle, unique en son genre, fit que le rêve se dissipa et ma belle d'une nuit prit son envol avec les ailes du Buaq mythique ou du fabuleux Icare dans l'espace virtuel, vers d'autres cieux et son périple des anges, pour une autre planète, pour une autre visite à un autre poète solitaire et méditatif.

     Bon envol !

     Et à moi, mon écriture !

                                  Abdelmalek Aghzaf

                                            Fès, le mercredi 19/03/2014.

mardi 4 mars 2014

Cerises: merveilles!: Nouvelle inédite : L'inceste

Cerises: merveilles!: Nouvelle inédite : L'inceste:                                                                             Nouvelle :                                                  ...

mercredi 20 février 2013

Nouvelle et conte du Moyen Atlas :


                 Oumedda, l'infortuné 

                           Nouvelle et conte  du Moyen Atlas :

                                       En hommage à Boussetta Omar, en souvenir d'une grande générosité. 

   Les années de plomb avaient bien touché la nation de long en large. Beaucoup de familles connurent profondément, plus que l'humiliation, les excavations de toutes sortes. Une vraie oppression sans pareil avec le sens même du terrorisme le plus fanatique où l'appareil de l'État jouait un de ces rôles les plus sinistres, marquant pour longtemps aussi bien des individus simples que des familles à notoriété locale, régionale et historique, que des tribus toutes entières se rappelleront toujours.
    Certains parlèrent même d'un génocide caractérisé et systématique.
    Ainsi les Aït Khouya, à El Borj, à l'entrée de Khénifra connurent les plus difficiles années soixante dix du siècle passé et payèrent un des lourds tributs, en terre et en hommes(hommes, femmes, enfants) non pas pour leur soulèvement contre le pouvoir Makhzénien mais surtout parce qu'ils prêtèrent main forte aux acolytes armés d'Al Basri, prenant comme fief de leur "Révolution" à la Che Guevara, le Moyen Atlas.
    Les Aït Khouya, tribu des Zayans, étaient connus de tout temps pour leur courage, leur témérité et leur forte résistance contre la pacification française. Ils étaient de farouches combattants. Les plus redoutés de tous ceux qui participèrent à la fameuse bataille de "El Hri" Ils faisaient partie de l'armée de libération jusqu'en 1958.
    Oumedda était l'un de ses grands chefs charismatiques qui finit par être enrôlé, à ce titre, par les "Basristes", pour sa connaissance particulière de la montagne et pour son expérience de la guérilla. Le mal fut fait, quand quelques décennies après le retour de Mohamed V de l'exil forcé et l'avènement de l'indépendance, le bruit des armes se fit entendre tout le long des forêts de chênes et de cèdres du Moyen Atlas, surtout autour du lac "Aglmam Aziza".
    C'étaient les années dures du règne du feu Hassan II.
    Khénifra et sa région devinrent zone militaire. On pourchassait les "infiltrés" armés du pays voisin, l'Algérie, de Oujda à Marrakech, à travers les reliefs très accidentés. Dans les bourgades du piémont, on organisait des groupes de rabattage de maison en maison, chaque famille devait présenter un volontaire, l"Amzzough" , en berbère, ou la'"Ouedniya", en arabe, ou encore "Tahyyaht", ou la battue, comme lors de la chasse collective au sanglier.
    À Aït Khouya, on vidait les mansardes et les tentes berbères manu militari, on envoyait les hommes, les femmes, moins jeunes, plus jeunes. Tous, sans aucune exception, à un quartierr spécial, à la prison Sidi Saïd, à Meknes, ou on les engouffrait dans des hangars, dans la faim et le froid, en attendant les ordres d'en haut qui tardaient toujours de venir.
    C'était, en quelque sorte, couper les "Révolutionnaires" de leurs bases arrières. Très souvent, en plus des vols très fréquents, à basse altitude, des hélicoptères militaires, la panique générale gagnait le souk de la capitale des Zayans, on allait jusqu'à prétendre  l'existence même d'une bombe à l'unique salle de cinéma de la région, "l'Atlas". Alors, on l'évacuait, on voyait des bataillons de soldats escalader la "Table Zayan", plateau au nord- est de la cité rouge.
    On ne se sentait en sécurité qu'une fois, autour du Kanoun, ou braséro, la porte de la maison fermée à trois tours, échangeant des informations ou des nouvelles du jour, ni bien fondées, ni véridiques, ni complètes, c'était par ouï-dire, de bouche à oreilles. Tout le monde informait en catimini tout le monde, tout le monde ne disait pas la Vraie " vérité" par peur de tomber en représailles des uns ou des autres. Il n'y avait pas de journaux ou ils étaient rares. La radio et la télévision étaient bien ailleurs. Quand on avait quelques informations -toujours - en compte - gouttes, c'était de la bouche même des victimes ou d'un parent éloigné ou intouchable !
    Pour longtemps, les familles des Aït Khouya furent contraintes au silence des morts. Bien plus tard, une information tomba, un jour de ces années d'insouciance totale, entre les inter-lignes footballistiques, qu'un certain Oumedda mourut de mort naturelle, quelque part, en terre d'exil, en Algérie, loin de sa terre, de sa tribu et de sa famille.
    Bien des années, après le discours de Mohamed VI, à Ajdir, autour de la culture et de la langue Tamazight, que certaines langues commencèrent à se délayer. C'étaient quelques vieilles personnes, encore vivantes, attendant l'heure fatidique de rendre l'âme, relatèrent la triste et malheureuse épopée comme unique leg ultime et légitime d'une génération passée.
    Pour le compte de qui? Pour quelle raison? On n'en savait rien, toujours est-il que les eaux d'Oum errabia continuaient leur cours, de méandres en méandres, de El Borj à Khénifra, serpentant vallées et plaines, emportant les tristes souvenirs, pour enfin les ensevelir au fond des abysses de l'Atlantique .

      Aghzaf Abdelmalek,
                   à Fès, le 17/02/2013.
              

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