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mardi 11 septembre 2018

Les ans passent

Les ans passent


Les ans passent et ne se ressemblent point.
Que ce soit en plus ou en moins,
Mes souvenirs s'estompent et s'étiolent.
Et, seules quelques images collées à la mémoire
Continuent à refaire surface,
Au moment, ô, combien d'autres s'effacent,
Ainsi, les vagues du temps défigurent
Et les personnes et les fleurs et les murs.
Mirage de la vie, dépaysement de ma conscience.
Je me laisse aller dans le sens et dans le non sens,
À la rencontre du présent sans âge, présage
De lassitude sans bonne humeur, sans bienséance,
Triste est mon âme, face aux bavardages,
De ceux, croyant tout savoir, sans aucun Savoir.
Béton armé et pollutions meublent leur mémoire.
Ô, perdition de la parole du Sage, sans aucun ménage,
Science sans conscience est déluge et destruction.
Le silence devient havre de paix , à l'ombre de l'écritoire.



Abdelmalek Aghzaf, Fès, le 11/9/2016®©

samedi 12 novembre 2016

ESPOIR

Je t'ai vu un matin dans le ciel de mon désespoir,
J'ai d'abord cru entendre le roucoulement de ta voix,
Tu volais si haut dans ton plumage blanc,
Je suivais du regard ton envol et tes voltiges,
Soudain , mon coeur palpita fort
Et tu atterris au bord de la petite fenêtre.
Tu me parlas dans le langage des humains,
Tu me dis me connaître depuis l'aube des temps.
Je reconnus mon ignorance dans ma folle désespérance.
Je suis ton espoir, je suis colombe de ton salut !
 Je te ramène, en messager, la foi en l'espoir.
Ta prochaine délivrance et ton ultime liberté.
Souviens- t'en pour toujours, pour demain,
À l'aube du jour, au crépuscule qui s'achemine.
Crois et tu sauras, fie-toi en lui et tu verras !
Avant toi, avec toi et après toi toujours l'espoir !

Ainsi, je te crois, Ô colombe, mon augure, 
Je te suis, je me fie à toi, je saute les murs,
Je vole avec tes ailes, partout dans les airs,
Et plus jamais, après ta lumière, 
Je ne me plierai à l'ombre de toutes les ténèbres !

Abdelmalek Aghzaf, Cabo Negro, La Pergola, le 12 Novembre 2016®©



dimanche 10 janvier 2016

Justice !

Je viens de publier le chapitre Justice "de mon histoire " Justice ! . http://w.tt/1JD3ZfO



Justice !

À l’autel de l’absurde et au piédestal de l’inconscience importune
Dans l'errance sans fin et en vain, ma naïve ignorance, mon infortune,
Sur le sable en braises et au sommet des vierges et ocres dunes,
Je vais à la quête de la vérité, de ta sublime parole,
Le coeur assombri par tant de malheurs et de misère en paraboles.

Je ne cesse de me demander vers quel horizon,
Vers quelle issue, le monde se précipite sans unique raison ?
Je me demande si cette lourde amnésie qui nous saisit,
N'est point qu'un nuage de passage, simple écho de l’errance,
Qu'un bref désespoir dans un océan d’espoir et d'espérance,
Une foi profonde dans le ciel du doute et de l'incertitude !

Ô temps suspends ton cours pour que s'arrête cette tempête
D'injustice, d'oppression, de tuerie et de génocide !
Trop de larmes qui brûlent le coeur des jeunes,
Trop hauts les murs qui brisent leurs rêves nocturnes et diurnes !

À quoi bon de vivre heureux, quand tous sont si malheureux !
À quoi sert cette opulence, si la disette est le pain quotidien de la multitude ?
À quoi servent les lieux saints et toutes les prières et toutes les prosternations,
Si la foi a déserté les coeurs, si le Mal a conquis les maîtres des nations ?

Plus rien à attendre de la main crispée des infidèles Crésus
Plus rien à espérer de la belle parole des cinglants prêches de la méduse !
Attendre et voir, espérer et oublier, le corps meurtri et l'âme s'envole !

Y- t- il un brin de lumière, y a – t – il une place au sourire,
Devant ce sombre destin qui nous affole ?
Face à cette cruauté illégitime qui persiste à sévir ?


Abdelmalek Aghzaf, Fès, le 08/01/2016©®









lundi 23 novembre 2015

ESPOIR Poème

ESPOIR

Je t'ai vu un matin dans le ciel de mon désespoir,
J'ai d'abord cru entendre le roucoulement de ta voix,
Tu volais si haut dans ton plumage blanc,
Je suivais du regard ton envol et tes voltiges,
Soudain , mon coeur palpita fort
Et tu atterris au bord de la petite fenêtre.
Tu me parlas dans le langage des humains,
Tu me dis me connaître depuis l'aube des temps.
Je reconnus mon ignorance dans ma folle désespérance.
Je suis ton espoir, je suis colombe de ton salut !
Je te ramène, en messager, la foi en l'espoir.
Ta prochaine délivrance et ton ultime liberté.
Souviens- t'en pour toujours, pour demain,
À l'aube du jour, au crépuscule qui s'achemine.
Crois et tu sauras, fie-toi en lui et tu verras !
Avant toi, avec toi et après toi toujours l'espoir !

Ainsi, je te crois, Ô colombe, mon augure,
Je te suis, je me fie à toi, je saute les murs,
Je vole avec tes ailes, partout dans les airs,
Et plus jamais, après ta lumière,
Je ne me plierai à l'ombre de toutes les ténèbres !


Abdelmalek Aghzaf, Agadir, le 20/11/2015©®


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